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Lettre d'information financière – Juillet 2022

11/07/2022, updated 29/08/2022
Obligataire
Diversification
Loi De Finances

Le mois de juin a été particulièrement marqué par une forte volatilité. Le sell-off en début de mois a touché tant la classe Actions que les marchés de crédit, les matières premières et les rendements obligataires des pays développés. L’origine semble assez évidente : au même titre que l’obsession des marchés en 2021 portait sur la notion d’« inflation transitoire », celle de 2022 est due au timing du « pic d’inflation » et la crainte d’entrer dans un « bear market » qui durerait plusieurs mois. Or, la publication du dernier CPI américain a jeté un véritable froid, décalant d’autant plus les anticipations du pic d’inflation et incitant la Fed à remonter ses taux de 75 pb le 15 juin dernier, la plus forte hausse depuis 1994.

Éditorial

Au niveau économique et sur les marchés financiers, la première partie de l’année 2022 n’a pas été un long fleuve tranquille sur la scène internationale. Le conflit russo-ukrainien a créé la sidération et fait prendre conscience une fois de plus de l’interdépendance de nos économies. La remise en question brutale de l’accès à différentes matières premières essentielles a engendré une réelle impression de rareté dans de nombreuses chaînes d’approvisionnement. À cela s’ajoute la politique « zéro covid » mise en place depuis 28 mois en Chine entraînant d’importants goulots d’étranglements dans plusieurs secteurs. Le corollaire immédiat est une forte hausse des prix, qui continue à s’inscrire au-dessus des anticipations. L’inflation américaine culmine à 8,6 % sur un an glissant et en Europe à 8,1 %. Pour limiter celle-ci, les banques centrales ont durci leur politique monétaire et annoncé des hausses de taux importantes, d’une amplitude que nous n’avions plus vu depuis 1994 ! Les marchés ont fortement réagi à toutes ces données et subissent des corrections sur toutes les zones géographiques.

Malgré ces difficultés, nous anticipons une embellie d’ici à la fin de l’année. L’inflation est probablement proche de son pic et devrait commencer à refluer à la fin de l’été. À ce stade, nous continuons à privilégier une allocation relativement prudente et diversifiée. Cependant, nous commençons à identifier des opportunités sur les différentes classes d’actifs. En ce qui concerne les nouveaux contrats, nous avons été très prudents depuis le début de l’année. Notre volonté est d’investir progressivement en discutant régulièrement avec nos clients. Dans une période de forte volatilité, nos échanges avec vous sont primordiaux et nos gérants sont à votre écoute pour avancer main dans la main sur vos investissements.

La rentrée verra également l’aboutissement de notre projet de transfert vers la plateforme de HSBC Private Bank Luxembourg (S.A) le 30 septembre. Cette évolution offre une approche internationale et moderne ainsi qu’une gamme de produits plus étendue répondant encore mieux à vos besoins spécifiques, notamment les mandats alternatifs qui ont un excellent historique de performance y compris sur 2022.

Je profite de ces quelques lignes pour vous rappeler que nos équipes sont à vos côtés pour échanger avec vous et vous aiguiller dans vos choix stratégiques d’investissements en cette période particulière.

Je vous souhaite, accompagné de mes équipes, un très bel été.

Maintenir le cap en période troublée

Les membres du FOMC ont fortement revu à la baisse leurs anticipations de croissance économique, à 1,7 % en 2022 (contre 2,8 % anticipé en mars), avec un taux de chômage repartant à la hausse à 3,7 % pour l’année (alors que les projections étaient de 3,5 % en mars) et une inflation plus élevée à 5,2 % (contre 4,3 % attendu en mars pour l’année 2022).

Nous prévoyons la poursuite de la vigueur du dollar compte tenu des hausses de taux, un « 10 ans américain » entre 3,2 % et 3,6 % et pensons que l’économie américaine est encore suffisamment solide pour surpondérer les actions américaines par rapport aux autres marchés. Mais bien sûr, nous restons sélectifs et continuons de nous concentrer sur la construction de portefeuilles résilients et sur la sélection de sociétés de qualité qui présentent un potentiel de hausse significatif à moyen terme, compte tenu de la dislocation observée sur les marchés financiers cette année.

La BCE, quant à elle, a délivré un message plus « hawkish » que prévu lors de sa réunion du 9 juin. Certes, comme attendu, le Conseil des gouverneurs a annoncé une fin des achats nets de titres de l’APP au 1er juillet, ouvrant ainsi la porte à une hausse de taux à la prochaine réunion du 21 juillet. En outre, le Conseil a précisé qu’il avait l’intention de relever ses taux directeurs de 25 pb lors de cette réunion. N’anticipant pas d’amélioration notable des perspectives d’inflation d’ici à septembre, et estimant à présent que l’inflation devrait rester supérieure à 8 % jusqu’au T3, nous prévoyons des hausses de +25 pb lors des prochaines réunions de la BCE pour atteindre 1,25 % en mars 2023. Le cycle de hausse des taux de la BCE devrait s’achever à la fin mars 2023, les risques baissiers sur la croissance en zone euro restant importants, notamment via la consommation et le secteur industriel. Par ailleurs, contrairement à la Fed, la BCE doit gérer le risque de fragmentation des conditions financières en zone euro. Christine Lagarde a de nouveau rappelé que la BCE avait des outils pour gérer ce risque et était en mesure d’introduire de nouveaux instruments si nécessaire. Mais en l’absence de détails, ces propos n’ont pas levé les doutes sur la capacité de la BCE à mettre en place un filet de sécurité crédible, comme souligné par le récent écartement des « spreads » périphériques sur les marchés des taux.

Dans ce contexte, nous restons prudents. C’est bien la préservation des taux réels négatifs (ou durablement bas) qui a soutenu la valorisation des actifs ces dix dernières années, qu’il s’agisse des actions (US, croissance, technologiques etc.) ou d’autres classes d’actifs risqués comme le crédit ou l’immobilier.

Tout ceci semble désormais remis en question. Sur les actions, si nous pensons que les indices intègrent désormais une récession en absolu, nous pensons que la baisse n’est pas terminée, nos indicateurs « actions vs taux » n’ont pas encore atteint des niveaux suffisamment attractifs pour que l’investissement en actions soit l’alternative privilégiée.

De plus, nous estimons que les révisions en baisse des anticipations de résultats n’ont pas encore suffi à générer un signal d’achat sur les actions.

Que peuvent donc faire les investisseurs ? Qu’est-ce qui a bien fonctionné depuis le début l’année ?

Les matières premières, le dollar et sur les actions – du moins en relatif – la value versus la croissance : cela a toujours du sens pour nous. L’offre sur les marchés de l’énergie et du pétrole est toujours extrêmement tendue et les dépenses de consommation restent robustes, ce qui devrait continuer de soutenir ces marchés. Et compte tenu des hausses de taux importantes attendues aux États-Unis, l’envolée du dollar devrait se poursuivre.

Projet de loi de finances rectificative 2022 « pouvoir d’achat »

Le 6 juillet, le gouvernement a présenté au Conseil des ministres son projet de loi de finances rectificative intitulé « pouvoir d’achat ». Celuici sera examiné au Parlement après l’été. C’est le premier grand texte du second mandat d’Emmanuel Macron. Et dans la lignée des lois de finances et finances rectificatives de ces trois dernières années, les mesures portées au travers de ce texte ont pour but de redonner du pouvoir d’achat aux ménages. De nouvelles dépenses en perspectives qu’il conviendra de financer à un moment ou un autre, alors que le coût de la dette s’envole. Quelles les pistes pourraient être mises en oeuvre pour financer ces mesures ?


L’inflation attendue pour 2022 devrait avoisiner 6,5 % en France. Les ménages les plus modestes sont les premiers pénalisés par cette hausse. Pour redonner du pouvoir d’achat et compenser pour partie cette hausse de l’inflation, le gouvernement propose de renforcer plusieurs mesures déjà en place ; remise sur le carburant, nouvelle prime inflation de 100 € auxquels s’ajouteront 50 € par enfant à charge pour 9 millions de foyers modestes et le bouclier tarifaire sur l’énergie, qui plafonne les tarifs de vente du gaz et de l’électricité. En complément de ces mesures, le projet de loi prévoit le rehaussement de l’ordre de 4 % de multiples prestations sociales : pensions de retraite, RSA, prime d’activité, prestations familiales, RSA, etc. Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances, prévoit également d’introduire un « bouclier loyers ». Selon les propos tenus par le ministre, ce bouclier doit permettre de limiter la hausse des loyers à 3,5 % pendant un an. Et pour ne pas léser les ménages les plus fragiles et limiter l’impact de cette hausse des loyers, les Aides au logement (APL) seraient revalorisées également de 3,5 %. Le gouvernement souhaite aussi mieux associer les salariés aux résultats des entreprises en rendant plus accessibles les dispositifs d’intéressement au sein des PME.

Ces mesures auront une application rétroactive au 1er juillet et coûteront 7 milliards d’euros. Mais quelles pistes le gouvernement pourra-t-il envisager pour financer ces dépenses supplémentaires ? Hausse des tranches du barème de l’impôt sur le revenu, hausse du prélèvement forfaitaire unique (PFU), modification de l’IFI ou encore du taux de l’impôt sur les sociétés ? Il est peu probable que le gouvernement touche à ces mesures phares du premier quinquennat.
 

Même si Bercy se défend de vouloir augmenter les impôts pour résoudre l’équation budgétaire, l’idée d’une taxe exceptionnelle sur les superprofits réalisés par quelques grands groupes (TotalEnergies, Engie, CMA CGM…) pourrait se concrétiser, à l’instar de la « windfall tax » de 25 % annoncée par Londres fin mai et qui s’applique sur les bénéfices des groupes d’hydrocarbures.

Les personnes physiques devraient aussi être mises à contribution. Une autre piste de financement possible, mais avec une portée bien plus limitée, serait de réformer la fiscalité successorale.

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La réforme des droits de succession poursuivrait un double objectif pour le gouvernement. Le premier serait d’apporter des recettes nouvelles pour financer une partie des dépenses du projet de loi sur le pouvoir d’achat. Le second, de favoriser la transmission anticipée d’un patrimoine vers les générations « actives ».

Aujourd’hui, transmettre par voie de donation ou par succession suit la même fiscalité. En ligne directe, les donataires ou les héritiers bénéficient d’un abattement de 100 000 € (abattement s’appliquant par parent et par enfant), le reliquat étant taxé au barème des droits de transmission (barème dont la tranche marginale atteint 45 % en ligne directe pour un actif net transmis supérieur à 1 805 677 € – le taux atteint même 60 % entre les parents au-delà du 4e degré et entre personnes non parentes). Il pourrait être tentant pour le gouvernement d’accroître la fiscalité applicable sur les successions dont les valeurs patrimoniales sont les plus élevées en rehaussant la dernière tranche ou en introduisant une tranche supplémentaire. L’anticipation de la transmission par donation en pleine propriété ou avec réserve d’usufruit d’une partie de son patrimoine permettrait alors d’éviter ce surcroît de fiscalité.

Il ne s’agit là que de prospective et nous resterons attentifs aux mesures qui pourront être proposées dans le cadre de ce nouveau projet de loi de finances rectificative ou au travers d’autres collectifs budgétaires.

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Un marché nerveux

Les marchés ont connu une volatilité élevée depuis de nombreuses semaines, mais les investisseurs ont besoin de clarté sur la croissance, les bénéfices, l’inflation et les taux, ce qui prendra du temps à se matérialiser et pourrait conduire à une volatilité persistante. Nous maintenons donc fermement notre position sur la résilience des portefeuilles, mise en oeuvre au travers de notre « stratégie 3x3 » axée sur la qualité, les revenus et la diversification. Rares sont les marchés qui ont résisté (cf. graphique ci-dessous), le dollar américain restant l’ultime valeur refuge.


Selon nous, les investisseurs à la recherche d’opportunités devraient être sélectifs.

  • C’est probablement du côté des taux que nous sommes le plus à l’aise car l’essentiel des décisions est intégré par le marché, en particulier pour les maturités les plus courtes. C’est pourquoi nous apprécions le crédit à court terme pour les obligations de bonne notation et des marchés émergents en USD. Cependant, avec le récent écartement des spreads, nous nous concentrons sur les obligations de bonne qualité lorsqu’il s’agit du segment à haut rendement.
  • Nous pensons également que la volatilité implicite ne se maintient généralement pas sur les niveaux élevés actuels pendant longtemps, ce qui fournira des opportunités pour générer des rendements intéressants.
  • Les actions à dividende durable ont mieux résisté que les indices de référence du marché (en baisse de 5 % depuis le début de l’année, contre -17,4 % pour le S&P500) en raison de leur biais value, de leur qualité et de leur faible volatilité.
  • Les hedge funds ont démontré leur solidité comme outil de diversification et sont parvenus à limiter leurs pertes par rapport aux marchés actions et obligataires. Ils demeurent donc la plus forte surpondération dans notre allocation tactique.
     

Nous préférons prendre une exposition liée aux actions par le biais d’une combinaison d’actions de qualité, de stratégies fournissant une certaine protection en termes de revenus et de baisse en capital (avec les actions à hauts dividendes), d’une exposition aux actions non corrélées aux marchés traditionnels (par le biais de hedge funds) et d’une exposition à plus long terme avec le Private Equity.

Source : GIC juillet 2022

Indicateurs

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Solutions d’investissement
 

Changement de style : résurgence de la value icon

Changement de style : résurgence de la value

Dans le contexte actuel d’incertitude accrue et de volatilité sur le marché obligataire, une allocation équilibrée entre les actions de croissance et les actions avec un biais plus-value, en mettant l’accent sur la qualité et les rendements, est la stratégie que nous favorisons pour les investisseurs. Les actions value sont les actions les moins « glamour », qui se négocient sur des P/E plus faibles. Elles peuvent être classifiées comme des actifs à faible duration et délivrant un rendement stable sous forme de dividendes. Il est donc compréhensible que dans les phases de hausse des taux les investisseurs préfèrent ce type d’actifs.

Tout comme ils ne devraient pas être prêts à payer pour une « croissance à tout prix », il est tout aussi important d’éviter les pièges de la value qui peuvent finir par être des investissements sans perspective.

Le nouvel avenir de l’Asie icon

Le nouvel avenir de l’Asie

Le choc sans précédent sur l’énergie et les perturbations de la chaîne d’approvisionnement exacerbées par le conflit russoukrainien et le covid en Chine ont multiplié les blocages au sein de l’économie asiatique intensifiant l’urgence de soutenir les importations et la croissance.

Ces perturbations ont fourni de nouveaux catalyseurs pour l’accélération des tendances structurelles vers la transition énergétique et la mise à niveau du système manufacturier en Asie, alors que les gouvernements luttent pour la sécurité énergétique ainsi que pour celle de la chaîne d’approvisionnement et de l’autonomie technologique.

Nos thématiques d’investissement sur l’Asie cherchent à identifier les opportunités au fur et à mesure que la région s’adapte aux perturbations récentes, en cherchant des actifs de qualité sur les marchés actions et obligataires à des valorisations raisonnables.

Interview de Nicolas Budry

Quelle stratégie globale privilégier après un premier semestre négatif pour les actifs à risque ?

Ce début d’année a été difficile pour les marchés financiers en général avec des performances de -19,4 % pour l’indice actions internationales MSCI World USD et de -10,2 % pour l’indice obligataire « Bloomberg Global Aggregate Total Return Index » couvert en euros. La corrélation positive des actions et des obligations a limité l’attrait des stratégies de diversification. Il faut remonter à 1970 pour enregistrer une performance aussi négative pour un premier semestre sur les actions américaines. Le second semestre sera peut-être plus clément, de nombreuses nouvelles négatives étant d’ores et déjà intégrées dans les cours. Ainsi, en 1970, l’indice S&P 500 avait rebondi de +26,7 % après un premier semestre en baisse de 21,0 %. Les rendements de certaines obligations deviennent plus attractifs avec l’anticipation de remontée des taux et un taux de défaut qui reste historiquement faible malgré le ralentissement de l’activité.

Dans cet environnement particulier de crise géopolitique, de hausse des taux et de décrue lente de l’inflation, notre stratégie se construit sur une sélection de thèmes actions les plus susceptibles d’aborder de manière positive cette seconde partie d’année qui s’annonce volatile, sur l’identification de segments obligataires dont le rapport risque/rendement est désormais attractif et sur l’ajout de stratégies alternatives pour bénéficier d’une volatilité élevée (hedge funds, produits structurés à capital protégé, allocation matières premières).

Quelle région privilégier dans son allocation géographique ?

Alors que nous nous intéressons à la seconde moitié de l’année, l’économie mondiale ralentit et, bien qu’une récession mondiale soit peu probable, nous allons probablement assister à d’importantes différences géographiques. Les pays de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) bénéficient de la réouverture après la pandémie de covid et les États-Unis devraient rebondir après un premier trimestre faible, ce qui nous amène à surpondérer les actions de ces deux régions. L’économie britannique est confrontée à une importante crise du coût de la vie avec une inflation au-dessus de 10 %, et une anticipation de croissance faible pour l’année 2023 à seulement +0,5 % pour 2023. Néanmoins, l’indice anglais Footsie 100 bénéficie de son exposition aux valeurs de l’énergie et des matières premières, et nous conservons pour le moment une position neutre sur le Royaume-Uni. L’économie de la zone euro est probablement la plus menacée, avec le problème de l’approvisionnement en gaz, qui risque d’impacter l’activité à la rentrée. Certaines usines devront même peut-être limiter leur activité pour faire face aux coupures d’énergie. D’autre part, la zone euro connaît d’importantes divergences entre des pays à la périphérie qui auraient toujours besoin de conditions monétaires accommodantes et les pays du Nord qui accueilleraient volontiers une approche plus restrictive de la part de la Banque centrale européenne. Ces éléments nous amènent à une sous-pondération de la zone et à un positionnement défensif. Pendant ce temps, la Chine commence à montrer des signes de redressement : meilleure impulsion de crédit, indicateurs avancés en redressement, perspectives de sortie de la crise Covid, fin du cycle de réglementation qui a pu fragiliser les grands groupes technologiques. De nouvelles mesures de relance devraient aider la Chine à confirmer son rebond plus tard dans l’année ; nous attendons l’amélioration des données économiques avant de relever les titres chinois de notre position neutre actuelle. Nous pensons que les investisseurs vont continuer à faire une grande distinction entre les marchés et à faire en sorte que leurs allocations géographiques soient principalement fonction du cycle et des risques relatifs, plutôt que de rechercher uniquement les marchés les moins chers, qui ne sont pas forcément les plus attractifs.

Le marché obligataire devient-il plus intéressant après une forte correction depuis le début de l’année ?

Le cycle de l’inflation et des taux est l’autre moteur de l’appétit pour le risque, mais le pendule a déjà oscillé assez loin. Les marchés anticipent un peu plus de hausses de taux que nous ne le prévoyons aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans la zone euro, et la poursuite de la hausse des rendements obligataires devrait donc commencer à se relâcher. Cela signifie qu’il existe des opportunités dans les obligations d’entreprises à court terme sur les marchés développés et émergents. Nous préférons les titres obligataires de bonne qualité (catégorie « investment grade ») et faisons attention aux titres à haut rendement qui peuvent être plus volatils dans un contexte de ralentissement incertain de la croissance.

La faiblesse de l’euro va-t-elle continuer ?

Nous anticipons une légère hausse du dollar américain contre la devise européenne mais elle pourrait commencer à ralentir. La devise américaine conserve traditionnellement un statut de refuge dans un contexte volatil. D’autre part, la meilleure rémunération du billet vert devrait continuer à attirer les flux et la hausse de taux en Europe semble moins forte par son ampleur. Ainsi, si les taux américains pourraient plafonner entre 3,0 et 3,75 %, les taux européens devraient se stabiliser autour des 2,0 % dans le scénario le plus agressif en termes de politique monétaire restrictive. Nous pensons donc que l’euro devrait descendre en dessous de la parité contre le dollar américain mais ne devrait pas connaître de mouvement trop fort après avoir cassé ce seuil psychologique.

Quels thèmes d’investissement privilégier dans ce contexte incertain ?

Au sein des marchés actions, les dividendes durables, les actions dites « value » (valorisation attractive) et les dépenses d’infrastructure restent à privilégier dans le cadre d’un positionnement qui doit demeurer défensif avec les incertitudes liées au ralentissement de la croissance et la décrue lente de l’inflation. Nous équilibrons donc le style des actions « value » et croissance dans nos portefeuilles diversifiés, et nous considérons notre thème d’investissement dividendes durables comme un moyen attractif de le faire.

Le monde a connu de grands chocs qui vont avoir des effets durables sur les entreprises et les marchés. La crise du covid-19 a par exemple mis en évidence la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement mondiales, suscité des changements structurels des habitudes de travail et a relancé l’économie en ligne. La guerre russo-ukrainienne illustre le danger d’une concentration excessive des sources d’énergie et de matières premières et intensifie les appels à une plus grande indépendance énergétique. Et la révolution de la transition énergétique nécessitera de gros investissements et affectera tous les business modèles d’entreprise. Ces chocs ont en commun de remettre en question une mondialisation excessive et de conduire à une régionalisation accrue. D’un autre côté, l’énorme investissement nécessaire pour s’adapter à ces chocs rend moins probable une récession mondiale ou prolongée. Ces chocs confortent nos thèmes de forte conviction : la régionalisation des échanges, la croissance des dépenses de recherche et développement et l’incertitude géopolitique confortent tous nos thèmes de prédilection comme la transformation numérique, les biotechnologies, les progrès génomiques, le « Metaverse » et le thème « Total Security ».

En Asie, nos thèmes d’investissement se concentrent sur les leaders de la transformation verte et de la technologie, et reconnaissent que la hausse des salaires et les nouveaux modes de consommation soutiennent la reprise des consommateurs. Enfin, les thèmes de la transition énergétique et de la biodiversité deviennent de toute évidence un axe central pour les investisseurs et les entreprises, et contribuent à renforcer l’attention portée aux aspects sociétaux dans le domaine ESG.

Que peut apporter la gestion alternative à un portefeuille diversifié ?

Les fonds de gestion alternative ont un triple intérêt dans la construction de portefeuilles. Premièrement, ils renforcent l’efficience des portefeuilles diversifiés grâce à l’ajout de classes d’actifs relativement décorrélées aux marchés classiques. Ainsi, depuis le début de cette année qui a été marquée par une baisse sensible des actions et des obligations, certaines stratégies alternatives réussissent à être en territoire positif malgré le contexte négatif pour les actifs à risque. C’est le cas par exemple de certaines stratégies « Global Macro » qui ont pu bénéficier de l’anticipation d’une poursuite de la hausse des taux, ou de la progression du dollar américain. Les conseillers en négoce de matières premières, ou stratégies CTA (« Commodity Trading Advisors ») connaissent l’une de leurs meilleures années mais avec une dispersion de performance très élevée selon le gérant considéré. Selon l’indice Société Générale CTA, ces fonds de suivi des tendances ont gagné près de 20 % depuis le début de l’année au 30 mai 2022. Les fonds liés aux marchés actions (« Equity Long Short ») ont plutôt sous-performé la classe d’actifs alternative mais souvent connu de meilleures performances que leurs homologues classiques en gestion longue. Certains gérants ont même réussi à enregistrer des performances positives au cours du mois de juin qui a pourtant été très négatif pour les actifs à risque.

Deuxièmement, la présence de fonds alternatifs permet d’ajouter une source d’alpha ou de performance complémentaire aux portefeuilles diversifiés. Il s’agit de gérants très mobiles et tactiques capables de prendre et de fermer des positions très rapidement ; ce nouvel environnement de volatilité élevée leur permet de réaliser des performances intéressantes, et que l’on ne retrouve pas forcément chez les gérants traditionnels arrimés à un indice de référence.

Troisièmement, ces fonds ont souvent un objectif de performance totale ou absolue et vont être capables de sécuriser leurs performances à travers l’usage de dérivés, voire de passer en position vendeuses sur les marchés ; positionnement utile dans un marché baissier comme on l’a connu au premier semestre.

Ce début d’année volatil nous rappelle l’utilité d’une bonne diversification des portefeuilles pour faire face à un contexte de marché plus incertain.

Comité de rédaction : Diane Alexane (Responsable de la gestion Conseillée), Julie Badaoui (Responsable Marketing), Nicolas Budry (Responsable Global Advisory Propositon France), Sophie Dargnies (Gérant sous mandat); Laurent Grisard (Responsable de la Gestion sous-mandat), Arnaud Meleard (Conseiller patrimonial), Jean-Michel Starck (Directeur de l’Offre)

Note à l’attention du lecteur du présent document. Ce document est publié par HSBC Continental Europe à titre d’information uniquement et ne revêt aucun caractère contractuel. Les informations contenues dans ce document ne constituent ni un conseil en investissement, ni une offre d’achat ou de vente d’un produit ou d’un service financier et ne doivent pas être interprétées comme tels. En outre, ces informations sont uniquement destinées aux ressortissants de pays où leur utilisation n’est pas contraire aux lois ou réglementations locales en vigueur. Il relève de la responsabilité de chaque investisseur de se conformer aux lois ou réglementations locales qui lui sont applicables. Investir dans des actifs non cotés peut présenter un risque de perte en capital parfois élevé. Si vous avez des questions concernant les informations figurant dans le présent document, nous vous invitons à contacter votre interlocuteur privilégié ou, le cas échéant, à prendre avis auprès de vos conseils habituels. La teneur du présent document repose sur des informations obtenues auprès de sources considérées comme fiables mais non contrôlées de manière indépendante. Bien que ces informations aient été préparées de bonne foi, aucune déclaration ni garantie, expresse ou tacite concernant leur exactitude ou leur exhaustivité, n’est ou ne sera faite et aucune responsabilité n’est ou ne sera acceptée par HSBC Continental Europe ou le Groupe HSBC ou par aucun de leurs dirigeants, employés ou salariés respectifs. Les informations sont communiquées, les opinions sont formulées et les estimations sont faites sur la base de nos connaissances au moment de la publication du présent document et peuvent faire l’objet de modifications sans préavis, sous réserve de dispositions légales ou réglementaires contraires.

 

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Nous vous rappelons que selon la réglementation en vigueur, les personnes physiques, associations et sociétés n’ayant pas la forme commerciale, domiciliées ou établies fiscalement en France, sont tenues de déclarer, lors de leur déclaration de revenus ou de résultats, les comptes ouverts, détenus, utilisés ou clos à l’étranger ainsi que les revenus afférents. En outre, concernant les personnes physiques, dès la perception de revenus mobiliers par l’intermédiaire de ces comptes, ces dernières doivent s’acquitter des prélèvements sociaux et, le cas échéant, d’un acompte d’impôt sur le revenu. Enfin, sous certaines conditions, la fraction de la valeur représentative d’actifs immobiliers de parts ou actions de sociétés ou organismes détenus sur ces comptes doit être déclarée à l’impôt sur la fortune immobilière si les titulaires concernés en sont redevables.

 

Disclaimer général HSBC Private Banking Décembre 2020

 

Par ailleurs, selon la réglementation en vigueur, les personnes physiques domiciliées fiscalement en France, sont tenues de déclarer, lors de leur déclaration de revenus, certaines informations relatives aux contrats de capitalisation et placements de même nature, et notamment aux contrats d’assurance-vie, souscrits auprès d’organismes établis hors de France et, le cas échéant, les produits générés sur ces contrats lors d’un rachat total ou partiel. En outre, ces dernières doivent s’acquitter, des prélèvements sociaux exigibles au titre de leur contrat. Enfin, la valeur de rachat des contrats d’assurance rachetables et des bons ou contrats de capitalisation à hauteur de la fraction de leur valeur représentative des unités de compte composées d’actifs immobiliers imposables doit être déclarée à l’impôt sur la fortune immobilière si les titulaires concernés en sont redevables. En cas de non-respect de ces obligations, les personnes concernées s’exposent à des rappels d’impôts et à l’application de sanctions. Pour plus de précisions concernant les obligations déclaratives et fiscales vous incombant, nous vous recommandons de vous rapprocher d’un conseil indépendant. Conformément aux dispositions du Règlement Général sur la Protection des Données Personnelles (UE) 2016/679 du 27 avril 2016 toutes les données à caractère personnel sont collectées, traitées et conservées conformément à la Charte de Protection des Données Personnelles, consultable à l’adresse suivante : https://www.hsbc.fr/1/2/hsbc-france/charte-de-protection-des-donnees et disponible sur simple demande auprès de votre interlocuteur habituel chez HSBC Continental Europe - HSBC Private Banking.

 

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